search iconx icon

Le Récit du cheikh San'ân

Page d'accueil / Miniatures / Le Récit du cheikh San'ân

Le Récit du cheikh San'ân — miniature de Boukhara par Davlat Toshev

Taille de l'image:37,5 × 45,5 cm

Près d'un ruisseau, sous un arbre embrasé des premières fleurs du printemps, deux êtres se rencontrent. À droite — le cheikh San'ân : sa robe bleue, son turban et son bâton trahissent un homme dont la vie fut naguère une mesure de piété ; mais à présent son corps est incliné, son regard n'ose croiser directement celui de son interlocutrice. Devant lui — une femme vêtue de couleur de flamme, la tête coiffée d'une parure à plume ; elle tient entre ses mains un livre, comme s'il gardait ce dont il ne connaît pas le nom. Entre eux — une étroite bande d'eau : non un obstacle, mais une ligne qu'on ne peut plus effacer une fois qu'on l'a franchie. L'arbre au-dessus d'eux ne fleurit pas sereinement, mais à se déchirer — ce n'est pas le printemps comme promesse, mais le printemps comme rupture, l'instant où la forme ancienne s'effrite avant qu'on ait su en quoi elle se changera. La légende qui sous-tend cette rencontre est l'un des sujets les plus intrépides de la tradition soufie : un cheikh vénérable, fort de dizaines de pèlerinages et de centaines de disciples, acceptera pour cet amour la ceinture d'autrui, le vin et le service le plus humiliant, car le véritable chemin vers Dieu ne commence pas par la préservation de soi, mais par sa destruction. Le bâton dans la main du cheikh est tout ce qui reste de son ancien rang : l'humilité est déjà entrée dans le corps, le statut — encore dans la main. Six mois ont été consacrés à cette scène, où chaque pétale est peint séparément, comme est décrite séparément dans cette parabole chaque marche d'une chute devenue ascension. À propos de l'œuvre Le sujet remonte au poème de Farîd ad-Dîn Attar « Mantiq at-Tayr » (« La Conférence des oiseaux »), où la huppe raconte la parabole du cheikh San'ân comme une leçon pour ceux qui sont en quête du Simourgh : la voie de la purification passe non seulement par l'ascèse, mais aussi par la disposition à se perdre tout entier. Les sujets romantico-mystiques de ce genre étaient chers aux maîtres de la miniature de cour du Maverannahr des XVIe–XVIIe siècles, enclins aux scènes où la passion terrestre se lit en même temps comme une allégorie de la Voie. Cette rencontre, Davlat Toshev la traite dans un registre résolument intime — sans suite ni apparat, rien que les deux, l'arbre et l'eau —, laissant toute l'attention du spectateur sur le moment même du basculement. Le fond ocre doré et le bleu vibrant du ciel sont caractéristiques des meilleurs exemples de l'école ; le cadre marbré ebru parachève l'impression du tourbillon dans lequel les personnages sont entraînés. Caractéristiques Support : Papier de soie de Boukhara fait main (90 % soie, 10 % coton) Technique : Tempera, aquarelle, pigments naturels végétaux et minéraux, feuille d'or (23 carats) Pièce unique

close

Remplissez le formulaire pour que nous puissions vous recontacter

Produits similaires

Contacts

miniature.uz

Davlat Toshev est un artiste de Boukhara spécialisé dans les miniatures. Lors de la création de ses motifs uniques, il s'inspire de la peinture miniature traditionnelle. Dans son art, Davlat utilise du papier artisanal ancien et nouveau. Actuellement, il a exposé l'art miniature ouzbek en France, en Belgique, en Allemagne, au Luxembourg, en Espagne, en Russie, en Italie et en Ukraine, et a également participé à des festivals internationaux et organisé des expositions personnelles. Outre la peinture, la calligraphie et les miniatures, Davlat est également un maître restaurateur de renommée internationale du patrimoine culturel de l'Ouzbékistan (livres anciens, manuscrits).

telegram
facebook
instagram
twitter
whatsapp
youtube

Adresse

Ouzbékistan, Boukhara, 10 rue Arabon

Téléphone

+998 90 305 32 00

Connecte-toi avec nous

check

Merci

Votre demande a été envoyée, notre personnel nous contactera sous peu