
Le nouveau poème du disciple
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Taille de l'image:27 × 40,5 cm
Sous un auvent sculpté, où l'or du couchant du fond tient lieu de ciel, deux personnages se rencontrent : un maître mûr, légèrement penché en avant pour mieux entendre, et son jeune disciple — qui tient une feuille, et les vers, lus à voix haute pour la première fois, tremblent encore dans sa voix, entre l'émotion et l'espoir d'une approbation. Derrière eux, non pas un jardin, mais deux âges d'un seul et même chemin : à gauche, un jeune arbre dans sa première floraison printanière ; à droite, un puissant platane dans sa parure d'automne — la jeunesse et la maturité, poussant d'une même terre. À leurs pieds, dans la cour, les disciples s'installent autour d'un hauz octogonal : l'un pince les cordes d'un tanbur, l'autre tient sa propre feuille, attendant son tour d'être entendu, et sur les pierres de la cour ont déjà été jetés des brouillons — n'ayant pas encore trouvé leur forme, pas encore reconnus. La fontaine jaillit sans cesse — l'inspiration ici ne s'écoule pas au loin, mais remonte encore et encore, tant que dure la leçon. En haut, à une fenêtre paisible d'une autre aile, deux jeunes filles se sont penchées sur un livre — la même soif de savoir, seulement sans témoins, à l'écart du cercle commun. Dix mois furent consacrés à ce jardin doré, où même l'automne ne refroidit pas la conversation, parce que ce qui se transmet ici, ce ne sont pas des informations, mais le feu même. À propos de l'œuvre Le sujet est consacré à la tradition de l'ustoz-shogird — l'institution du mentorat sur laquelle a reposé pendant des siècles la transmission du savoir poétique et spirituel dans la culture persane et centrasiatique : le maître n'enseignait pas seulement le métier du vers, mais formait le disciple tout entier. De telles scènes de réunion littéraire comptaient parmi les sujets favoris de la miniature de cour du Maverannahr des XVIe–XVIIe siècles, qui plaçaient la poésie dans un jardin, au bord de l'eau, sous l'ombrage des arbres. Le fond doré continu en guise de ciel est un procédé par lequel le maître confère à la scène une solennité et une intemporalité particulières. La très fine mosaïque sur la façade du bâtiment et la sobre bordure d'ebru gris-bleu achèvent l'image d'une maison où l'on cultive non seulement le savoir, mais aussi le goût. Caractéristiques Support : Papier de soie de Boukhara fait main (90 % soie, 10 % coton) Technique : Tempera, aquarelle, pigments naturels végétaux et minéraux, feuille d'or (23 carats) Pièce unique

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