
Jeune fille jouant du oud
Page d'accueil / Miniatures / Jeune fille jouant du oud

Taille de l'image:28,5 × 30 cm
Sur une pierre claire au bord d'un ruisseau est assise une jeune fille, la tête inclinée sur un oud — la caisse en forme de poire repose sur ses genoux, ses doigts pincent lentement les cordes. Une robe bleue est recouverte d'un caftan jaune doré au sombre motif végétal, et un long voile blanc se pose doucement sur ses épaules. Il n'y a ici pas un seul spectateur, et c'est là le principal mystère de la feuille : ni foule, ni même un regard fortuit venu de côté — jouant seule avec elle-même, elle cherche cette harmonie que les soufis appellent l'accord du cœur au souffle du Divin. L'arbre au-dessus d'elle, en pleine floraison, incline ses branches si bas qu'il semble l'unique auditeur de cette mélodie — celle qui ne résonnera jamais pour des oreilles étrangères. Tout près de la pierre, parmi de petites fleurs des prés, coule sans bruit un sombre ruisseau : ce n'est ni un obstacle ni un chemin, mais un paisible zikr-khafî, un souvenir silencieux qui fait écho à la musique que seul le cœur entend. Derrière — de froids rochers d'un lilas pâle, figés et indifférents, et au-dessus d'eux un ciel voilé de nuages abr dorés — ainsi, sur une seule feuille, se rejoignent la sévérité de la pierre, la chaleur d'un jardin en fleurs et la dorure des cieux, comme si la musique elle-même tenait en équilibre ces trois éléments. Quatre-vingt-dix-neuf jours ont été nécessaires pour tracer chaque pétale, chaque fil du voile et chaque volute de nuage doré au-dessus de ce silence. À propos de l'œuvre La miniature appartient au genre de la scène musicale solitaire, répandu dans la peinture du Maverannahr des XVIe–XVIIe siècles — une image remontant au ghazal, où jouer d'un instrument à cordes devient une métaphore de la conversation de l'âme avec le Bien-Aimé. À la différence des assemblées nombreuses, l'artiste laisse ici délibérément son héroïne seule, sans suite ni auditeurs, concentrant toute l'attention de la feuille sur le silence de l'instant. Le large passe-partout est exécuté dans la technique du papier marbré ebru, où les marbrures vert pistache et jaune pâle, avec un violet à peine perceptible, font écho au vert de la clairière et à la robe bleue de la jeune fille. La miniature a été créée par le maître Davlat Toshev, pour qui une mélodie solitaire sous un arbre en fleurs est devenue l'occasion de parler de la prière sans paroles. Caractéristiques Support : Papier de soie de Boukhara fait main (90 % soie, 10 % coton) Technique : Tempera, aquarelle, pigments naturels végétaux et minéraux, feuille d'or (23 carats) Pièce unique

Produits similaires

Merci
Votre demande a été envoyée, notre personnel nous contactera sous peu








